Le blog des auteurs, c'est un journal des grandes et petites nouvelles du monde de la route. 

Ce sont des conseils, des explications, des billets d'humeur. 

10
févr.
2017

Petite histoire de l'automobile en quelques dates

Catégorie : Auto

L'histoire de l'automobile est étonnante. Voyez plutôt !

L'invention de la roue date de -3500 avant J.-C. Sans elle, la voiture aurait eu bien des difficultés à se mouvoir !
Mais l'histoire est encore longue.

Bien plus près de nous...

  • 1539  François 1er édicte les premières règles du Code de la route concernant l’interdiction de doubler, la vitesse et le demi-tour dans les rues.
  • 1769  Premiers essais du fardier de Nicolas-Joseph Cugnot, prototype de voiture à vapeur et ancêtre de notre « voiture ».


  • 1853 - La place des conducteurs. La plus ancienne prescription concernant la place des usagers sur la voie publique remonte au 8 novembre 1853 : « Les trottoirs sont exclusivement réservés aux piétons. Leur accès est interdit aux conducteurs. ».

En 1867, le conducteur est punissable s'il occupe le centre de la chaussée alors que d'autres véhicules (attelages ou animaux) se trouvent à proximité, sans qu'il soit précisé de quel côté doit s'effectuer le croisement ou le dépassement. Ce n'est qu'en 1899 qu'apparaît la première disposition obligeant les conducteurs de circuler à droite.

Pourquoi à droite ?

Avant l'apparition de l'automobile, ce sont les cavaliers qui occupaient les pavés de nos chaussées. L'épée dans la main droite, les rênes dans la gauche, il leur était difficile de combattre un adversaire situé sur leur gauche. Tout naturellement, ils choisirent donc de circuler à gauche pour croiser plus facilement le fer à droite. Plus tard, Napoléon qui n'appréciait guère cette tradition aux relents trop « aristocratiques », décida de changer radicalement cette habitude. Il prescrit donc de circuler à droite et imposa cette règle à travers tous les pays qu'il allait conquérir. Comme l'Angleterre échappera à ses conquêtes, elle continuera à circuler... à gauche !

  • 1868 - Les feux de circulation

Le feu rouge apparaît pour la 1re fois à Londres. Les anglais reprenaient alors les couleurs des signaux ferroviaires, eux-mêmes créés sur base des signaux maritimes.
Le choix du rouge pour signifier l’arrêt complet remonte à l’Antiquité phénicienne. En Phénicie, on extrayait d’un mollusque une couleur rouge sang qui servait à teindre les étoffes. Difficile à obtenir en grande quantité, cette teinture était réservée aux vêtements des plus hauts dignitaires et aux statues des dieux. Peu à peu, cette habitude s’est répandue dans l’ensemble du monde antique.
Le rouge vif est devenu le signe distinctif des empereurs, des magistrats et des officiers supérieurs, le symbole de l’autorité suprême, de l’ordre à ne pas transgresser. D’où son utilisation dans les feux rouges et les panneaux d’interdiction.

  • 1890 - Naissance de l’automobile de grande diffusion avec les premiers ateliers de construction en grande série. 

Au début, elle est à vapeur et connaît des débuts bien difficiles.

En Angleterre, son apparition effraye ! Bien que d'une technologie très avancée pour l'époque, les premiers exemplaires ne sont pas exempts de défauts : chaudières primitives qui ont une fâcheuse tendance à exploser, freins inefficaces voire inexistants, direction plus qu'imprécise ! Ses adversaires lui portent un coup quasi fatal avec les terribles « Locomotive Acts » des années 1860.

« Voulant protéger les personnes, elles contraignent tout véhicule routier automobile à circuler à une vitesse maximum de 6 km/h à la campagne, et 3 km/h dans les villes avec, en plus, l'obligation, dans les deux cas, qu'il soit accompagné d'un homme à pied le précédant de 200 mètres, marchant à reculons pour n'être pas écrasé lui-même, criant gare et agitant un drapeau rouge. C'est ce qui vaut à ces dispositions de nom de Red Flag Act ». Source : L’invention de l’Automobile, Jean-Pierre Delaperrelle. Editions CENOMANE

Quant à savoir comment appeler cet engin ? Chaque langue doit inventer un mot nouveau. Les Flamands y vont de « la voiture avec moteur à pétrole sans chevaux », les anglo-saxons hésitent entre petrocycle - motorfly - automotive - oléolocomotive - automobile - motor-car - autocar... . La France, plus subtile, transforme l'adjectif « automobile » (du grec autos {soi-même}, et du latin mobilis {mobile]), apparu seulement en 1861, en substantif.
Le Petit Larousse de 1899 définit ainsi l’automobile : « se dit des véhicules qui, mus par la vapeur, l'électricité... semblent se mouvoir par eux-mêmes. »
Mais un substantif doit avoir un genre, masculin ou féminin... Lorsqu'en 1896, l'Académie se penche sur ce grave problème, ses membres ne parviennent pas à se départager et confient cette tâche délicate au tout jeune Automobile Club de France qui opte pour le masculin. Les deux genres se côtoieront jusque vers 1915, où le féminin finit par l'emporter.

  • 1895  La première voiture immatriculée en Belgique est vendue par D’Ieteren.
  • 1899  A quelle vitesse ?

Les dispositions réglementaires visant à limiter la vitesse des véhicules à moteur comptent parmi les plus anciennes. La voiture fait décidément peur.
En Belgique : 10 km/h dans les agglomérations ! Et certaines localités n'hésitent pas à aller encore plus loin : un règlement communal limite la vitesse des camions à 5 km/h dans l'agglomération de Seraing...

  • 1900  Les premiers signaux routiers apparaissent en France.
  • 1908  USA : naissance de la Ford « T », premier modèle d’automobile de grande diffusion.


  • 1915  Apparition du premier signal STOP octogonal dans le nord des Etats-Unis et au Canada. Il ne sera adopté en Belgique qu’en 1976 !