Le blog des auteurs, c'est un journal des grandes et petites nouvelles du monde de la route. 

Ce sont des conseils, des explications, des billets d'humeur. 

13
déc.
2017

Vous passez l'examen en Région flamande?

Catégorie : Je ne tombe pas dans le panneau

Région flamande


Si vous choisissez de vous présenter en Région flamande :

Maîtrise de la langue :

Initialement, le candidat qui ne maîtrisait aucune des trois langues nationales pouvait, à ses frais, être assisté d’un traducteur juré dans quasi toutes les langues. En Région flamande, le candidat qui ne maîtrise pas la langue néerlandaise peut présenter l’examen théorique et pratique avec l’assistance d’un interprète-juré choisi par le centre d’examen, mais aux frais du candidat, uniquement en langue française, allemande ou anglaise.


Examen théorique

Quel centre d’examen ? 

L’adresse des centres d’examen, les jours et heures d’ouverture, comment s’y rendre… soit par tél. : 02.469.09.00. ou sur le site : www.goca.be. Il n’est pas nécessaire de prendre rendez-vous, mais il est judicieux de vous assurer par téléphone que le centre est disponible.
Séances spéciales
- le candidat qui a échoué au moins cinq fois ou qui apporte la preuve que ses facultés mentales et/ou intellectuelles, et/ou que son niveau d’alphabétisation est insuffisant peut bénéficier d’une séance où les questions sont expliquées avec plus de détails.
- le candidat sourd et/ou muet peut subir l’examen avec un traducteur en langage gestuel.

Âge minimal : 17 ans.

Comment ? 

Devant un écran d’ordinateur, des situations de trafic ou des signaux (photos ou dessins) vous sont présentés, accompagnés d’une question et de minimum deux à maximum trois réponses possibles. A vous de désigner l’unique bonne réponse parmi celles proposées. Après l’énoncé de la question, vous disposez de 15 secondes pour répondre. Avant que l’examen ne démarre réellement, toutes les explications vous sont fournies.

Cotation 

Les infractions « graves » (de 3ème et 4ème degré, ainsi que celles relatives aux limitations de vitesse) sont notées plus sévèrement :
- pour une infraction légère,  une bonne réponse = +1 point et une mauvaise réponse = 0 point ;
- pour une infraction grave,  une bonne réponse = +1 point et une mauvaise réponse = -5 points.
Avec l’obligation d’obtenir min. 41 / 50 points, le candidat peut donc commettre au max. 9 erreurs concernant des infractions légères, soit 1 infraction grave et 4 infractions légères.
Deux erreurs aux infractions graves mènent donc irrémédiablement à l’échec !

En cas de réussite

  • Trois ans. La réussite à l’examen théorique reste valable pendant 3 ans. Cela signifie que si le candidat n’a pas réussi son examen pratique dans ce délai, il devra d’abord réussir un nouvel examen théorique avant de présenter le pratique.
  • Test de la vue. Après la réussite de l’examen théorique, vous serez soumis à un test de la vue : une série de figures en forme de « E » ou de « U » vous seront présentées. Si vous échouez, vous devrez consulter un ophtalmologue pour obtenir une attestation d’aptitude.
  • Aptitudes physiques et psychiques. Le centre d’examen vous délivre une demande de permis de conduire provisoire sur laquelle vous devrez signer une déclaration sur l'honneur attestant qu’à votre connaissance vous n’êtes pas atteint d’un des défauts physiques ou d’une des affections vous rendant inapte à la conduite d’un véhicule. Au moindre doute, demandez l’avis de votre médecin.

En cas d’échec 

  • Le candidat peut demander à voir toutes ses erreurs avec les bonnes réponses ;
  • Il peut se représenter une seconde fois, mais il doit attendre le lendemain et débourser à nouveau environ 15 € ;
  • Après deux échecs, les candidats au permis B ont l’obligation de suivre une formation théorique de 12 heures en école de conduite pour obtenir un certificat d’enseignement à présenter au centre d’examen.


Formation pratique avec un permis provisoire

Administration communale

Le Service « Permis de conduire » de l’Administration communale de votre lieu de résidence est seul habilité à vous délivrer un permis de conduire. Remettez-lui votre demande de permis (provisoire ou définitif) certifiant la réussite de l’examen théorique. Tarifs, délais, heures d’ouverture, documents à présenter… peuvent être obtenus soit par téléphone, soit sur le site internet de votre commune. Munissez-vous de votre carte d’identité, de votre demande de permis, de deux photos d’identité couleur sur fond blanc ainsi que d’une dizaine d’euros.

Ne soyez pas impatient ! 

Attendez d’être en possession de ce document avant de faire vos premiers tours de roues sur le territoire belge uniquement.
Chaque permis a ses propres règles pour l’apprentissage pratique. Lors de votre examen théorique, demandez les brochures concernant la préparation à l’examen pratique au centre d’examen, ou consultez le site du GOCA.

Bien choisir son parcours de formation entre deux formules possibles :

1. Auto-école

  • Permis de conduire provisoire : 18 mois max.
  • Leçons de conduite : min. 20 heures de pratique en auto-école
  • Age min. : 18 ans
  • Stage : sans guide – durée : min. 9 mois et max. 18 mois.

2. Filière libre 

  • Permis de conduire provisoire : 36 mois max.
  • Leçons de conduite : possibilité de suivre 6 heures en auto-école
  • Age min. : 17 ans
  • Stage : avec guide – durée : min. 9 mois et max. 36 mois.
  • Avant de pouvoir être mentionné comme guide sur le permis de conduire provisoire d'un candidat, une formation obligatoire de 3 heures doit être suivie auprès d'une auto-école agréée ou d'un instructeur indépendant. Cette formation a une validité de 10 ans.

Examen pratique

1. GOCA-Risk Perception Test

Ce test, sur ordinateur, précède l’épreuve sur la voie publique afin de déterminer si le candidat est apte à percevoir à temps et à évaluer correctement les risques potentiels qui se manifestent sur la route. Le temps de réaction et la connaissance du code de la route du candidat ne sont pas évalués.
Le test de perception des risques se compose de courts métrages, enregistrés dans la circulation quotidienne depuis la perspective du conducteur et présentant une vue en mouvement du compteur de vitesse, des indicateurs de direction, du rétroviseur interne et des rétroviseurs externes. Les différents rétroviseurs dans le champ de vision du candidat l'obligent à répartir son attention, à regarder où il faut et à évaluer les scénarii possibles concernant les autres usagers de la route devant, derrière et sur les côtés du véhicule.
Vous démarrerez avec deux séquences d’exercice suivis du test consistant en 5 petites séquences.
A l’issue de ces séquences, il vous sera demandé « Qu’avez-vous vu ? » avec 4 possibilités de réponse. Plusieurs bonnes réponses sont possibles (min. 1 et max. 3). Pour chaque réponse correcte, vous recevez 1 point, et pour chaque mauvaise réponse, 1 point vous est retiré Pour chaque réponse non fournie = 0 points.
Ce test fait partie de l’examen pratique de la catégorie B. Le résultat de ce test sera automatiquement pris en compte dans le résultat obtenu sur la voie publique.
Ndlr : Ce test de perception des risques exige une mobilité constante du regard tant vers la route, que vers le compteur de vitesse (pour voir si la vitesse n‘est pas exagérément trop lente ou trop rapide), le rétro intérieur (un véhicule vous rattrape-t-il ?), extérieur (à droite : personne sur la piste cyclable… ou de gauche : on vous dépasse ?).
Exemples :
GOGA Risk perception test Nr1 : https://youtu.be/nprriw-Fuak
GOGA Risk perception test Nr2 : https://youtu.be/9pAYeu409NI

2. Contrôles préalables

  • Réglage d’installation : siège, appuie-tête, ceinture de sécurité et rétroviseurs
  • Manipulation des commandes :
    • Contrôles systématiques : désembuage pare-brise, dégivrage vitre arrière, utilisation des feux…
    • Si vous présentez l’examen avec votre propre véhicule, vérification que toutes les ampoules fonctionnent. Si ce n’est pas le cas, vous ratez votre examen !
  • Contrôles mécaniques aléatoires (pneu, huile de frein…).

3. Épreuves en circulation sur la voie publique

  • Manœuvres à accomplir : le candidat doit effectuer 2 des 3 manœuvres suivantes :
    1. Demi-tour dans une rue étroite. L'examinateur demande au candidat de faire demi-tour dans une rue dont la circulation est modérée. Le candidat peut choisir où il souhaite effectuer le demi-tour et peut commencer la manœuvre en marche avant ou en marche arrière. La largeur complète de la chaussée (d'une bordure à l'autre) peut être utilisée.
    2. Marche arrière en ligne droite. L'examinateur demande au candidat de faire marche arrière, sur une distance de 10 mètres environ, dans une rue calme. Le candidat doit effectuer la manœuvre de façon continue. Toutefois, il peut repositionner son véhicule 1 fois.
    3. Ranger sa voiture en stationnement. Tirage au sort entre 4 possibilités : 
    • Derrière un véhicule en stationnement à droite, parallèlement à la chaussée
    • Derrière un véhicule en stationnement à gauche, parallèlement à la chaussée
    • Dans un emplacement perpendiculairement à la chaussée, en marche avant
    • Dans un emplacement perpendiculairement à la chaussée, en marche arrière


  • Conduite indépendante. L’aptitude du candidat à circuler de façon indépendante est évaluée pendant 10 à 15 minutes lors de l’épreuve sur la voie publique. Il sera demandé au candidat d'atteindre une destination indiquée à l'avance sans les instructions de l'examinateur. Le candidat peut choisir de suivre les instructions d'un GPS ou les panneaux de signalisation. 


Deux échecs consécutifs à l’examen pratique obligent le candidat à suivre 6 heures de cours de conduite avant de pouvoir à nouveau présenter l’examen pratique.